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à présent

à présent première page donc parler de solitude d'un peut-être moi et bien sûr bonjour pas pour moi personne dans le noir le cœur trop lourd peut-être d'acier et de mots par le parler de solitude le parler parmi les mots le silence noyé cela ne peut pas

ce qui n'aura pas pâli

Maculer la page blanche. Non pas y déposer ces quelques signes qui forment des mots mais l'attaquer à l'arme noire. Laisser l'encre se révolter. Ne pas tenter de la réfréner. Lacérer toutes ces images qui viennent à moi pour ne pas en surcharger ma page. Tous ces bouts de poèmes, engrangés dans ces blocs sténo que j'ai aménagés en ateliers avec vue hypothétique sur la poésie. Ne rien recopier à l'ordinateur. Les laisser en pleine lumière pour ne garder que ce qui n'aura pas pali. Je voulais écrire un livre sur l'Irlande. La lecture de "intermédiaires irlandais" de Jean-Pascal Dubost m'en a dégoûté. Jamais je ne ferai aussi bien. Le coup de grâce m'a été asséné par Paul Louis Rossi avec ses "variations légendaires". Autant de culture, d'érudition me ramène à mes insuffisances que je ne parviens pas à surmonter. Je ne suis appelé qu'à un destin poussiéreux, il faudra me rendre à l'évidence. L'amertume est le marque-...

campagne

un peu partout griffures d'horizons et ciels en surface de cri en remède : des mots en azote liquide sur des peaux abîmées

les solitaires

leurs jours ne sont qu'une anthologie de ravages dans leurs yeux la crémation des couleurs mais dans leur regard s'abritent bien des poésies essentielles un poème pour compagnie la solitude pour toute réplique

Valérie Rouzeau (ou la rive azurée)

Lady Poèmes un ange-lady bien plus que ça bien plus que dits les mots posés dans les buissons d'écoles une image pas enlaidie en mi-âge le même que moi né le même jour jumeler mes mots aux tiens ces mots dits des langues-roseaux des Dickinson des Plath ces langues dites traduites la trans-écriture des âmes nobles Lady bien plus d'âme encore Valérie ta poésie en bleu de Vrouz tes dits-poèmes des arcs-en-ciel s'égarent de tant d'écarts et c'est ainsi tant mieux de tout langage te relire près de tes rives azurées du Dé bleu te revoir à Rennes près du canal d'un Isidore-écureuil à malice. (Article écrit après avoir lu le dossier consacré à Valérie Rouzeau dans Le Matricule des Anges de mars 2012 )

fragilité du brouillon

alanguie d'un peu d'hésitations son écriture dissimulait beaucoup de poésie maintenant l'ordinateur ne garde rien de ces hésitations et mon texte est propre comme un brouillon

regard

dans le regard un jardin de poètes ou d’amoureux des couleurs une envie se toucher du regard est envie d'éclosion révéler quelque chose de nos couleurs nos vies encombrées ont besoin de ça