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happy poetry 2015

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automne

que pèse le papier dans tout ce fatras de ciels que pèsent les mots dans ce brasier d'automne que pèse le poète dans cette fierté de couleurs

mécanique fluide

ta peau ta robe la mécanique d'un poème fluide

mot juste

dans l’infini des arrondis de la langue ou le tranchant aussi en fouette-pensée l’angle aigu du mot juste

la voix de l'arbre

l'oiseau le temps posé sur ses ailes est la voix de l'arbre en ses mots d'espoir quand il n'a plus le moral l'arbre confie sa voix à la terre

regrets de vents

l'horizon en ses détails ne parvient plus jusqu'à moi que le brouillard ne parvienne pas à faire disparaitre les tours d'immeubles face à moi les contours du paysage n'en sont que plus assoupis et les oiseaux s'inventent des regrets de vents

aube à ouverture facile

aube à ouverture facile la ville autant dire un corps plein de feux éteints au rythme de nos ventres un corps raccord à la terre seuls les arbres les rochers les immeubles et les morts en profitent ainsi aube en écart de corps l'instant se répand